Eglise Notre-Dame de Gardes-Le-Pontaroux

L’église Notre Dame de Gardes était une prieurale dépendante du prieuré du Peyrat dans
l’ancien diocèse de Périgueux. Edifiée aux 11e et 12e siècles, l’église primitive fut
remaniée au 15e puis au 17e siècle. Son architecture sobre et élégante illustre
simplement le style roman en Angoumois.
L’église du 12e siècle était composée d’une nef unique à quatre travées voûtées d’un
berceau, et d’un faux carré terminé par une abside semi-circulaire inscrite dans un chevet
à trois pans. Les quatre faces du clocher sont décorées de manière identique : le premier
étage est orné de trois arcades aveugles sur pilastres, le second, de deux arcs entourés
d’un cordon et encadrant des baies géminées récemment débouchées, sur colonnettes et
chapiteaux à tailloirs prolongés, le troisième, d’un seul arc semblable aux précédents.
Au 15e siècle, on y accole un bas-côté sur le versant sud et la nef est « revoûtée » en
croisée d’ogives sur trois travées. Cette juxtaposition est nettement visible sur la façade
occidentale qui comporte un contrefort à la jonction des deux périodes de construction et
deux ouvertures de style radicalement différent : la porte de la nef, romane, a conservé les
deux colonnes avec chapiteaux sculptés qui l’encadrent, la porte du bas-côté dont les
piédroits sont formés de moulures prismatiques, est surmontée de trois pinacles sculptés.
La sacristie, probablement édifiée au 17e siècle, cache la partie inférieure du clocher.
L’appentis en tuiles canal vient mourir sous le premier bandeau à la naissance du cintre de
la grande arcature Sud.
Des fresques exceptionnelles de par leur état de conservation, donnent une raison
supplémentaire de visiter cette église magnifique, qu’un paysage remarquable
place au premier plan des églises charentaises.
- Les décors médiévaux datant du 13e siècle, représentent deux chevaliers qui
combattent à cheval sous la corniche du tympan. Deux animaux fantastiques situés
dans le tympan, un dragon ailé crachant du feu affronte un tigre ou un lion.
- Des peintures probablement réalisées au 17e siècle couvrent intégralement les
murs et la voûte de la sacristie. Restaurées entre 2002 et 2005, elles représentent
la Sainte Trinité (le Père, le Fils et le Saint-Esprit) et des anges sur fond bleu parsemé
d’étoile.
- Un tabernacle rustique à ailes et deux gradins en bois sur lequel figurent les
représentations de l’annonciation, de la visitation et de la crucifixion.
- Un tableau d’un Saint Evêque, peut-être Saint Eutrope, figure dans l’abside.

Votre contact


5 Rue Notre Dame
16320 Magnac-Lavalette-Villars